La Trilogie du Mal – de Maxime Chattam

Je vous passe la présentation de l’auteur, que l’on retrouve à chaque début d’ouvrage ou sur internet, et je me contenterai d’un bref résumé des livres, que l’on retrouve également partout sur le net. Juste de quoi vous donner une idée de l’histoire et peut-être susciter en vous l’envie de lire les romans. J’ai A-DO-RÉ ! Fin de l’article ! Merci de m’avoir lu !

Mais non, je plaisante, restez, ce n’est pas fini !

La Trilogie du Mal a été la série que j’ai le plus aimée dans ma lecture de tous les thrillers (ou presque) de Maxime Chattam, suivie de près par les aventures de Ludivine Vancker (article à venir).

Qui dit trilogie, dit ordre de lecture des livres. Cependant, ceux-là peuvent aussi se lire dans le désordre, sans se spoiler mutuellement. Je parle en connaissance de cause, puisque je n’avais pas prêté attention au fait qu’il s’agissait d’une trilogie. Dans chacun des ouvrages, nous retrouvons les mêmes personnages principaux, mais aussi des enquêtes du même acabit, à savoir la traque de tueurs en série. Par conséquent, chaque livre se lit indépendamment des autres, même s’il y a quelques références des ouvrages précédents.

Résumés des livres

L’âme du mal, 2002, aux éditions Michel Lafon

L’action se déroule à Portland, dans l’Oregon. Joshua Brolin, inspecteur de police, enquête sur une série de crimes. Il parvient à retrouver et à abattre le tueur en série, surnommé le bourreau de Portland, juste avant que celui-ci ne tue sa victime. Cependant, un an après, les crimes recommencent avec le même rituel… Un imitateur ? Alors même que certains détails, seulement connus par la police, sont retrouvés sur la scène du crime ? Le bourreau de Portland serait-il revenu d’entre les morts ?

In tenebris, 2003, aux éditions Michel Lafon

Cette fois-ci l’histoire se passe à New-York, sur le « territoire » d’Annabel O’Donnel, jeune détective spécialisée dans les disparitions, avec son collègue et ami Jack Thayer. Une jeune femme tente de fuir un danger invisible, courant nue au milieu de la circulation. Prise en charge par la police, nous découvrons qu’elle a subi des sévices et qu’elle est scalpée, scalp qu’elle tient d’ailleurs dans ses mains. Ah bah non… Ce n’est pas le sien ! Il y a donc au moins une autre femme retenue quelque part, ou peut-être déjà morte. Très vite, la police retrouve le lieu de détention de la victime, et le tortionnaire est alors grièvement touché. Fin de l’enquête ? Non, ce n’est que le début ! Près de 70 photos de personnes disparues, depuis plusieurs années pour certaines, sont retrouvées, accrochées au mur en signe de dévotion à Caliban. C’est alors qu’apparaît Joshua Brolin, devenu détective privé, qui mène une enquête sur la disparition d’une jeune femme. Brolin et O’Donnel vont être ainsi amenés à travailler ensemble, pour arrêter le ou les coupables.

Maléfices, 2004, aux éditions Michel Lafon

Il se passe des choses étranges à Portland. Des femmes disparaissent la nuit, alors que leurs maris dorment profondément à leurs côtés, sans aucune trace d’effraction… Des araignées aux piqûres mortelles envahissent les maisons partout dans la ville… Des cadavres sont retrouvés dans un cocon fait de fils d’araignée. Dans le même temps, un employé de l’environnement, Fletcher Salhindro, est retrouvé mort dans la forêt, avec une expression de terreur sur le visage. Ce n’est autre que le frère de Larry Salhindro, inspecteur de police, proche et ancien collègue de Joshua Brolin. Ce dernier, pour aider son ami, va alors s’immiscer dans l’enquête, avec la collaboration d’Annabelle O’Donnel, venue lui rendre une visite amicale.

Un homme qui les a bien accrochées !

Mon avis sur ces ouvrages

Je vais faire simple, je vais vous dire ce que j’ai aimé et ce que j’ai moins apprécié. Ceci n’est que mon avis, je ne suis ni critique littéraire, ni issue d’une filière littéraire, mais j’aime lire (des thrillers surtout) et partager mon ressenti.

Ce que j’ai aimé :

J’aime le principe de trilogie, qui nous permet vraiment de connaître et d’apprécier les personnages au fil du temps, ou pas d’ailleurs. On s’attache à eux, on espère un rapprochement, pourquoi pas sentimental (je suis fleur bleue parfois).

J’aime le style d’écriture de l’auteur, car il se lit facilement. Les descriptions, nécessaires pour asseoir le décor et les personnages, en bref, tout l’univers du roman, sont bien dosées et d’une longueur très correcte (j’ai horreur des descriptions de 3 pages !).

Il y a de l’action assez régulièrement, on ne s’ennuie pas, et je n’ai noté ni invraisemblance, ni intrigue capillotractée, mais je suis bon public, je lis pour le plaisir, et je ne suis pas très attentive aux éventuelles failles. C’est en tout cas une histoire documentée, car on voit qu’il y a un vrai travail de recherches derrière. On y apprend plein de choses, non seulement sur l’univers de la police, mais aussi sur les différents thèmes abordés, comme les araignées (je déteste ces « petites » bêtes poilues alors c’est le premier exemple qui m’est venu). Si vous voulez tout savoir, je me suis même retrouvée, à des heures incongrues durant la nuit, en pleine lecture, à faire une rapide recherche sur internet pour regarder des photos d’espèces d’araignées citées par l’auteur. Tant qu’à être imprégnée par l’atmosphère (et en plus d’avoir peu dormi, j’ai mal dormi)… Bref, ces détails ancrent donc un peu plus le décor, que ce soit par sa crédibilité ou son réalisme.

L’évolution du personnage principal, Joshua Brolin, au fur et à mesure des aventures, est particulièrement intéressante. Il devient plus dur, plus sauvage, voire même plus inquiétant (j’en reparle un peu plus bas dans « ce que j’ai moins apprécié »).

Une couverture attirante n’est-ce pas ?

C’est gore ! Parfois, c’est carrément dégueulasse, mais j’adore ! Et encore, c’est relativement soft dans cette série, même s’il y a des détails bien sanglants, bien décrits, et des crimes plus ou moins atroces selon les ouvrages (je dépasse un peu le cadre de la Trilogie du Mal dans cette remarque). En tout cas, pour moi, ce n’est en aucun cas exagéré à outrance, le but n’étant pas de faire du trash juste pour du trash.

J’ai aussi aimé découvrir l’univers de la psychologie des tueurs. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’on développe de la sympathie envers eux, loin de là, mais on parvient à les comprendre.

Ce que j’ai moins apprécié :

Avant toute chose, je n’ai rien détesté ! 😉
Commençons par un petit spoiler, cliquez si vous avez lu le livre ou si vous êtes bien trop curieux.

Spoiler
La mort de Juliette Lafayette ! Mais Maxime, pourquoi ?! Pourquoi avoir fait ça ? Je l’aimais bien, et son « histoire » avec Joshua me plaisait. Plus sérieusement, on se doute bien à ce moment de l’histoire qu’il va lui arriver des malheurs, d’autant plus qu’elle provoque un peu le destin en allant là où elle n’aurait pas dû, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle meurt (bon, si, un peu, puisque j’ai lu le tome 2 avant le 1er…). Mea culpa, c’était une « belle » mort, dans le sens où elle était inattendue, tragique et déroutante. On se dit « Oh nooon, pas ça ! Elle ne va pas mourir, ils vont la sauver !« … Bah non. Il fallait oser !

Je disais avoir apprécié l’évolution du personnage de Joshua Brolin, mais je trouve que dans le troisième livre, il est devenu trop froid ou trop distant, à la limite du supportable (enfin pour moi en tout cas).

Dernière chose, mais c’est très personnel, j’aime les vraies fins et les choses claires, et pour le coup, j’ai été un peu frustrée arrivée à l’épilogue de la trilogie, surtout lorsque Joshua et Annabelle sont sur la plage à discuter du futur (et de LEUR futur). Pourquoi la question « sont-ils ensemble ou non ? » n’a pas de réponse ? Grrrr. Maxime Chattam nous laisse volontairement dans le doute. Comme il l’explique à la fin du roman, c’est pour que chacun imagine ce qui lui plaît. Je le comprends, je le respecte, et je trouve l’idée sympa, mais moi ça me frustreeeeeuh !

Avez-vous envie de lire cette trilogie ? Peut-être l’avez-vous déjà lu, qu’en avez-vous pensé alors ?

À bientôt pour d’autres aventures chattamiennes, car vu le nombre de livres que j’ai lu de cet auteur, j’ai du boulot de rédaction en perspective !