Qui n’a jamais utilisé cette expression, lorsqu’il ne trouve pas la réponse à une question et attend qu’on lui la souffle (la réponse, hein) ?

Si vous êtes curieux de connaître d’où celle-ci provient et comment son histoire a commencé, la suite de ce tout petit billet devrait vous intéresser.

C’est parti !

À l’origine, l’expression, qui nous viendrait de Mme de Sévigné, était « jeter sa langue au chien« , mais elle était dévalorisante, car on ne donnait que les restes de nourriture aux chiens, autrement dit ce qui n’avait plus de valeur. En extrapolant, elle impliquait donc l’idée de « jeter » notre organe de la parole à un animal mal perçu.

L’expression est donc progressivement devenue « donner sa langue au chat » durant le 19e siècle. Pourquoi ?

En fait, le chat bénéficiait d’une position plus noble, et était considéré comme un animal garant des secrets, dont le silence était d’or. C’est de là que vient d’ailleurs l’expression « Mettre quelque chose dans l’oreille du chat« , qui a pour sens de lui confier un secret. Le chat était donc réputé pour tout savoir (ils ne connaissaient pas mon crétin de chat, ça, c’est sûr 😉 ).

Donner sa langue au chat a donc permis de réunir en une expression l’idée de la langue qui n’a plus de valeur, car déficiente à trouver la réponse, avec la nécessité de faire appel à quelqu’un pour apporter cette réponse.

Voilà, c’était la minute culture de tata Guéna. On se retrouve très vite pour d’autres anecdotes en tous genres.