Aujourd’hui, je tiens à vous écrire sur un livre qui a été un véritable coup de cœur, et qui n’est autre qu’un roman fantastique de Maxime Chattam intitulé Le 5e règne. Lu en moins de 24 h, je n’avais pas dévoré une histoire aussi vite depuis très longtemps. Face à mon engouement, j’ai d’ailleurs décidé de me mettre à jour sur toute la bibliographie du monsieur, donc entre les articles de Guénaëlle et les miens, vous risquez de voir défiler à l’avenir un nombre assez conséquent de critiques « chattamiennes » ! Ceci étant dit, revenons-en au livre dont il est question ici.

SYNOPSIS

Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, à Edgecombe exactement, un tueur en série s’en prend aux enfants du coin. Le jeune Tommy Harper a été retrouvé mort, totalement mutilé, près de la voie ferrée. Le suspect est bien connu des services de police, puisqu’il a déjà sévi dans d’autres villes par le passé. Malheureusement, il est impossible à trouver. C’est dans ce contexte que l’on découvre Sean et sa bande, des adolescents ordinaires qui partagent leurs temps entre le lycée et les batailles de paintball. Rien ne semble perturber leurs petites vies tranquilles, en tout cas rien à part le tueur, jusqu’à ce fameux soir chez le grand-père de Sean. Partis en quête de trésors à dénicher dans le grenier, ils découvrent un vieux livre poussiéreux dans les tréfonds d’une ancienne commode. Intrigués par son contenu, ils l’emportent pour l’étudier, et ouvrent sans le savoir une porte qui les mènera vers le Mal le plus pur.

UN ROMAN HYPNOTISANT

Je le disais en introduction, j’ai été littéralement scotchée à ce roman pendant près de 24 h. J’ai même eu le plus grand mal à l’abandonner pour manger et dormir. Ça ne m’était plus arrivé, en tout cas plus à ce stade, depuis Simetierre de Stephen King, lorsque j’étais adolescente. Dans ces moments-là, plus rien n’existe autour de moi. Je me retrouve dans une bulle isolée du monde, mais surtout isolée de tous bruits extérieurs, et où le silence est d’or. Il n’y a plus personne pour répondre à l’étage supérieur, et je ne suis plus qu’une enveloppe à la limite de la catatonie. C’est exactement cet effet que Le 5e règne a eu sur moi, au détriment peut-être de mes obligations parallèles. Concrètement, pourquoi tant d’éloges sur ce livre me demanderez-vous ? Deux réponses me paraissent incontournables.

Et dire qu’on lui donnerait le bon dieu sans confession à ce cher Maxime !

COMME UN GOÛT DU KING

La première concerne le style littéraire, qui se prête complètement à une immersion totale. L’écriture est fluide, directe et ne perd pas son temps en fioritures inutiles ! Les dialogues sont simples, maîtrisés et parfaitement cohérents avec les protagonistes. Ceci a donc pour effet une lecture rythmée, où même les passages descriptifs ne sont pas indigestes. Impossible de ne pas penser à Stephen King en lisant ce roman, tant son influence se fait sentir. Je suis une immense fan du maître de l’horreur, qui est pour moi bien plus qu’un simple écrivain, mais force est de constater les nombreux passages qui ressemblent à s’y méprendre au style de King. Attention, ceci n’est pas un bémol, c’est même un compliment venant de ma part, et il s’agit sans aucun doute d’un élément clé pour expliquer mon coup de cœur.

NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS

La seconde raison vient très certainement du vent d’adolescence qui a soufflé pendant ces quelques heures. Car au-delà des qualités d’écriture indiscutables, il se dégage un parfum de nostalgie, typique d’autres œuvres cultes comme Les Goonies, Stand by me, ou même Ça. Évidemment, il faut être sensible au genre fantastique, et si ce n’est pas votre cas, alors vous resterez très probablement hermétique à l’univers. Pour les autres, vous vous retrouverez en terrain connu, face à une bande de copains tout droit sortie des années 90. Sean, Lewis, Zach et les autres deviennent nos meilleurs amis dès les premières lignes, et leur aventure est aussi notre aventure tout au long de l’histoire.

LE MOT DE LA FIN

Vous l’aurez compris, je conseille ce livre à tous les amoureux du genre fantastique. Ce récit est un hommage à l’enfance et à l’imagination dont on fait preuve à cet âge. Malgré tout, ne vous méprenez pas, il s’agit bien d’un livre pour jeunes adultes/adultes, et les quelques scènes gores qui s’y trouvent vous le prouveront. À consommer sans modération…